Le secret pour décrocher les meilleurs emplois en 2025 | Étude de cas : FRANCE

Les tendances de l'employabilité en France : une approche fondée sur les données
Le paysage en constante évolution de l’enseignement supérieur et de l’employabilité continue de transformer les attentes des étudiants comme des recruteurs. Le dernier classement d’Emerging sur la collaboration entre universités et entreprises offre un éclairage nouveau sur l’intersection entre formation académique et insertion professionnelle. Annoncé lors de l'événement Think Education & Research, ce classement met en avant les établissements qui préparent au mieux les étudiants aux attentes du marché du travail.
Inspirée par ces résultats, cette analyse explore les tendances clés qui façonnent l’employabilité en France. Ces enseignements illustrent la capacité d’adaptation et la richesse des données d’Emerging, offrant des perspectives précieuses aux parties prenantes du monde entier. En examinant comment les établissements académiques répondent aux attentes des recruteurs, cette étude propose une vision fondée sur les données des stratégies permettant d’améliorer la réussite des diplômés sur un marché du travail de plus en plus compétitif.
Avec des attentes des employeurs en constante évolution et un marché du travail en perpétuelle mutation, comment les étudiants peuvent-ils s’assurer que leur formation leur fournit les compétences réellement recherchées par les recruteurs ?
Classement des établissements français les plus prisés par les recruteurs
Ce classement repose exclusivement sur les évaluations des employeurs. Un total de 13 240 recruteurs dans 33 pays, dont 1 433 en France, ont participé à cette étude, fournissant un aperçu des établissements qui préparent le mieux les étudiants au marché de l’emploi.
Quels sont les véritables atouts d’un établissement ?
- Une adéquation entre les compétences enseignées et les besoins du marché.
- Des liens solides avec les entreprises.
Bien qu’il y ait des exceptions, le dégradé de couleur montre que les établissements les moins reconnus misent souvent sur une collaboration renforcée avec les entreprises comme stratégie, tandis que les établissements les plus prestigieux peuvent parfois se reposer sur leur réputation pour garantir l’employabilité de leurs diplômés. Les futurs étudiants doivent donc être vigilants lorsqu’ils choisissent un établissement qui n’enseigne ni les compétences en demande ni ne collabore avec des entreprises.
Le prestige est-il synonyme d’employabilité ?
L’idée que les écoles les plus prestigieuses offrent automatiquement les meilleures opportunités est remise en question par ces données, qui dressent un tableau plus nuancé :
- Les établissements prestigieux conservent leur rang : HEC Paris, l’École Polytechnique et Sciences Po Paris continuent de se classer en tête en termes de réputation et d’employabilité.
- Les universités ayant des liens étroits avec l’industrie excellent : des institutions comme l’Université Paris-Saclay, l’UTC et l’UTT surpassent les classements traditionnels de réputation grâce à leur collaboration étroite avec les entreprises.
- Réputation ou réalité du marché : certaines institutions comme l’Université de Lille, l’Université de Bordeaux ou l’ESCP Business School jouissent d’une forte réputation mais n’obtiennent pas des scores aussi élevés en matière d’employabilité, mettant en lumière un décalage entre la perception et la réalité du marché.
Les institutions en vert surpassent leur réputation, tandis que celles en rouge affichent une réputation supérieure à leur classement en employabilité.
L’enseignement supérieur reste marqué par l’élitisme
Malgré les progrès réalisés par les universités, 75 % des 20 meilleurs établissements en termes d’employabilité restent des Grandes Écoles ou des établissements sélectifs hybrides. Bien que ces écoles offrent de solides perspectives de carrière, il existe des parcours alternatifs pour les étudiants recherchant une forte employabilité sans passer par des concours ultra-sélectifs. Ces établissements, identifiables dans la catégorie Université, offrent de belles opportunités de carrière grâce à des partenariats solides avec l’industrie et des programmes adaptés aux besoins du marché.
Les secteurs les plus porteurs
Les secteurs et filières proposés par les 20 meilleurs établissements français révèlent les compétences les plus recherchées et émergentes pour l’avenir :
Les métiers les plus demandés en 2025 selon LinkedIn
Les dernières données de LinkedIn, basées sur des millions de profils, mettent en lumière les 25 professions connaissant la croissance la plus rapide en France. Les résultats confirment que le marché du travail évolue autour de quatre grandes filières :
- Carrières industrielles et d’ingénierie.
- Carrières technologiques et digitales.
- Carrières en business et finance.
- Carrières en management et administration d’entreprise.
Ces filières correspondent aux domaines enseignés par les 20 principaux établissements français, ce qui reflète logiquement leur orientation académique.
La formule gagnante : compétences techniques, compétences humaines et expérience
L’employabilité ne repose plus uniquement sur l’expertise technique. Nos données montrent que les recruteurs évaluent les candidats selon trois critères clés :
- Compétences techniques (expertise, certifications, connaissances du secteur).
- Compétences humaines (adaptabilité, travail d’équipe, leadership, prise de décision).
- Expérience professionnelle (stages, apprentissage, expérience internationale)
Ces résultats sont cohérents avec les tendances mondiales du marché du travail. D’après le rapport Future of Jobs 2025 du Forum Économique Mondial, les employeurs estiment que 39 % des compétences clés des travailleurs évolueront d’ici 2030, soulignant l’importance cruciale du développement continu des compétences (capacité d’apprentissage, adaptation aux nouvelles technologies).
Les compétences en forte croissance à l’échelle mondiale incluent l’IA, le Big Data, la résilience, le leadership et la transition écologique. La pensée créative, la maîtrise technologique et l’apprentissage tout au long de la vie sont également cités comme essentiels, renforçant l’idée que le succès professionnel dépend de l’agilité, de l’innovation et de la capacité à progresser continuellement.
En France comme ailleurs, les employeurs valorisent de plus en plus un mélange de compétences techniques, humaines et d’expérience, ce qui renforce le besoin de modèles éducatifs intégrant formation académique et immersion professionnelle.
Que pensent les recruteurs français de l’enseignement en ligne ?

La perception des diplômes obtenus entièrement en ligne par les employeurs reste mitigée. Selon les données 4,5 % des employeurs recrutent souvent des diplômés de formations 100 % en ligne, 43,3 % le font occasionnellement, 24,6 % le font rarement et 27,6 % ne le font jamais.
Malgré ce scepticisme, la perception globale de l’enseignement en ligne a beaucoup évolué. Un récent sondage d’Inside Higher Ed révèle que 73 % des adultes en 2023 estiment que l’enseignement en ligne répond aussi bien, voire mieux, aux besoins des étudiants traditionnels, contre 40 % en 2017. De plus, 80 % déclarent qu’ils envisagent de s’inscrire à un programme en ligne pour leurs études supérieures.
Ces résultats montrent qu’un diplôme en ligne est de mieux en mieux perçu, mais sa crédibilité dépend toujours de la qualité du programme, de l’accréditation et du développement de compétences pratiques en plus des connaissances théoriques. Les étudiants devraient privilégier une approche hybride, combinant apprentissage en ligne et expérience concrète, afin d’améliorer leur employabilité.
L’enseignement en ligne, levier reconnu pour les compétences techniques et transversales

La formation en ligne est de plus en plus reconnue pour permettre l’acquisition de compétences, notamment dans le numérique. Ainsi :
- 56,9 % des recruteurs estiment que les diplômes en ligne sont essentiels pour progresser ou se reconvertir.
- 45,8 % soulignent leur rôle pour renforcer les compétences techniques.
- 40,7 % citent la spécialisation en IA et machine learning comme un atout.
Au-delà de l’expertise technique, l’enseignement en ligne est aussi apprécié pour le développement des compétences transversales :
- 37,3 % reconnaissent son impact sur les soft skills.
- 35,8 % y voient un outil pour acquérir des compétences en durabilité.
- 32,2 % estiment qu’il améliore l’employabilité.
- 22 % le considèrent utile pour renforcer les compétences en leadership.
Toutefois, certains défis subsistent en matière de reconnaissance. Bien que 72 % des employeurs se disent satisfaits des diplômés issus de formations en ligne, ces diplômes sont davantage perçus comme un levier d’amélioration continue que comme une qualification principale. Notons que 7,8 % des recruteurs n’y voient aucun impact significatif.
Pour maximiser ses chances, une approche hybride mêlant formation en ligne et expérience pratique semble la stratégie la plus efficace.
Conclusion : la feuille de route vers le succès professionnel
L’analyse d’Emerging met en lumière un changement majeur : le prestige institutionnel à lui seul ne garantit plus le succès sur le marché du travail. Les établissements qui excellent sont ceux qui alignent leurs programmes sur les besoins évolutifs des employeurs, entretiennent des liens solides avec les entreprises et développent chez leurs diplômés un équilibre entre compétences techniques et humaines.
En France, le marché de l’emploi s’adapte en conséquence. D’ici 2025, environ 18,1 millions de postes seront à pourvoir, dont 55 % dans des métiers qualifiés non manuels, nécessitant davantage de réflexion analytique, de résolution de problèmes et d’expertise spécialisée. Cette demande reflète la transformation numérique et le besoin croissant de professionnels hautement qualifiés dans des industries du savoir.
Pour réussir, étudiants et professionnels doivent :
- Choisir des établissements ayant des liens solides avec l’industrie : privilégier les écoles qui offrent des programmes alignés sur les besoins du marché et des partenariats actifs avec les entreprises.
- S’engager dans une formation continue : se former en permanence pour rester à jour sur les nouvelles compétences et technologies.
- Développer un ensemble équilibré de compétences : combiner expertise technique et soft skills (adaptabilité, communication, résolution de problèmes…).
- Acquérir une expérience pratique : stages, alternance, échanges internationaux sont des atouts majeurs.
- Intégrer les compétences en durabilité : maîtriser les enjeux de responsabilité sociale et de transition écologique.
Recommandations clés
FAQ
Comment choisir le bon établissement ?
Privilégiez les écoles qui allient collaboration avec les entreprises, développement des compétences et bonne réputation. Exemples : Montpellier, Paris-Cité, Strasbourg, Toulouse, Paris Ouest Nanterre La Défense.
Quels secteurs privilégier ?
Optez pour des domaines en forte croissance : ingénierie, technologies, business, management. Pensez également aux certifications en ligne pour rester compétitif.
Quelles compétences développer ?
Maîtrisez les compétences techniques (programmation, finance, IA, ingénierie) tout en renforçant les soft skills (leadership, adaptabilité, gestion du stress, esprit critique).
L'expérience professionnelle est-elle importante ?
Oui, elle est essentielle. Cherchez à effectuer des stages, apprentissages, échanges internationaux pour vous démarquer sur le marché.
Les compétences en durabilité sont-elles un plus ?
Oui. Les entreprises accordent de plus en plus d'importance aux compétences en responsabilité sociale et transition écologique.